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Le 22 août 2015

Les conteneurs perdus / Les conteneurs recyclés

Les conteneurs perdus / Les conteneurs recyclés

Il y a chaque année en volume, environ 500 millions de conteneurs qui transitent à travers le monde, soit 16 conteneurs par seconde, ce qui représente un chiffre astronomique.

En unité, on estime qu’il y a environ 200 millions de conteneurs en activité dans le monde, et ces conteneurs ne sont pas éternels malheureusement pour dame nature.


Le problème écologique de ces conteneurs est bien réel, que faire des conteneurs en fin de vie ? Que faire de ceux perdus en mer ? Comment faire pour atténuer le risque écologique sans altérer les volumes de transport ? Autant de questions qui se posent et qui sont actuellement à l’étude.
Parlons d’abord du plus grand risque écologique, celui des conteneurs perdus. Il y a chaque année, plusieurs centaines de milliers de conteneurs qui sont perdus en mer pour diverses raisons.


La raison la plus courante est bien entendue celle de l’avarie en mer, une fatalité inévitable bien souvent lorsque le navire se retrouve pris en pleine tempête. Dans le cas d’une avarie nous avons deux cas, un naufrage pur et simple du navire et de sa cargaison, chose devenue relativement rare mais qui se produit encore malheureusement. Dans ce cas-là, le risque écologique est énorme, bien au-delà du risque économique d’ailleurs.


Le second cas est celui de la perte de conteneurs sans pour autant que le navire fasse naufrage. En effet, les conteneurs étant empilés les uns sur les autres, les roulis et le tangage font céder les câbles d’arrimage, occasionnant la chute des conteneurs en mer, le navire va s’en sortir, non sans la perte de plusieurs boites. Parfois on a une perte de 10 conteneurs, parfois 500….

Une autre raison de perte de conteneurs en mer est celle d’un mauvais arrimage, la cause la plus courante est humaine et liée au timing très serré lors des chargements et déchargements des navires. Avec la mentalité de transport du « le temps c’est de l’argent », on est de plus en plus face à des délais très courts amenant inexorablement à un risque d’erreur humaine dû à un manque d’application à la tâche ayant pour cause les délais extrêmement courts demandés aux dockers.

La troisième raison est celle liée à l’état du navire en lui-même. Si celui-ci est vétuste, les câbles d’arrimage aussi, et de ce fait, les boites seront plus enclin à tomber.

Une autre raison est issue de la volonté même de l’équipage, en effet, certains navires rejettent volontairement leur cargaison par sécurité lors d’une tempête par exemple.

Enfin il existe une autre cause, plus anecdotique mais bien réelle qui est relative à l’apparition de twist-lock automatiques défaillants. Le twist-lock est cette pièce de métal qui unit les conteneurs entre eux sur les coins (les points ISO). Ces twist-lock imparfaits ont été la cause de nombreuses pertes de boites en mer.

 

Les dangers écologiques

Des conteneurs perdus en mer présentent plusieurs dangers, le premier et non des moindres est celui de la collision avec un navire.

Les conteneurs peuvent peser jusqu’à 40 tonnes, mais il ne faut pas croire que le conteneur va couler comme une enclume en tombant en mer, en vérité, il arrive souvent que ceux-ci restent en surface, ou entre deux eaux, entrainant un obstacle pas toujours visible pour des navires qui en les percutant peuvent se faire gravement endommager. Imaginez que le Titanic a coulé à cause d’un Iceberg, alors une collision avec plusieurs boites en métal de 40 tonnes….

Le second danger, celui qui est le plus contraignant en vérité, c’est évidemment la pollution, car on peut trouver de tout dans une boite, aussi bien des palettes de bois que des véhicules ou des produits dangereux, ainsi lorsqu’une boite se perds en mer, on est face à un grand risque de pollution marine….

Sachant que souvent ce sont plusieurs boites qui se perdent lors d’avaries par exemple, on peut se retrouver avec plusieurs polluants différents et très nocifs pour l’environnement.

D'autant que si certains conteneurs coulent en mer, d’autres encore dérivent et s’échouent, laissant de la marchandise parfois dangereuse sur les récifs et à la portée de la population. On a déjà retrouvé des conteneurs échoués remplis de produits dangereux ou militaires à la portée de tous.

Pour remédier à cela, la préfecture maritime de l’Atlantique est en train de tester la mise en place de balises ARGOS sur les conteneurs afin d’une part, d’étudier leur dérive en mer, mais aussi pouvoir les repérer et les reporter aux navires environnants pour éviter les avaries.

Il n’existe malheureusement pas de solutions miracles, avec le nombre de conteneurs qui circulent chaque année, le risque de perte est incontournable, malgré tout le taux reste relativement faible en rapport aux volumes de transit. Néanmoins, même si le volume est faible, avec l’arrivée de porte-conteneurs ayant des capacités de plus de 19 000 EVP, le tout empilés sur 7 étages parfois, si un seul de ces navires fait naufrage, ce serait une catastrophe écologique terrible car autant de boites en mer représenteraient un danger terrible pour l’environnement.

Alors en dehors des balises ARGOS que faut-il faire pour limiter la casse ?
Il existe des mesures d’actions rapides en cas d’avaries, mais la limite est qu’il faut attendre que la mer se calme si les conteneurs tombent durant une tempête. De plus, sans balises GPS, le repérage se fait par avion, et n’est pas toujours évident et prends un certain temps. Un temps malheureusement précieux car la pollution n’attends pas pour se répandre en mer hélas.

Il existe bien sur des solutions de traitement, de récupération des conteneurs perdus, peut-être faudrait-il améliorer l’étanchéité de ceux-ci en cas d’avaries afin de les récupérer sans risque de fuites polluantes……. Mais malgré un grand nombre d’avancée technologique, la croissance économique accentue les risques de pollution, et la plus grande question à se poser est : « sommes-nous suffisamment préparés à affronter les nouveaux risques de pollution ? »

 

Que faire des conteneurs en fin de vie ?

Les conteneurs sont assez difficiles à recycler, ce sont des objets volumineux, qui rouillent, il faut les démonter, bref, ce n’est pas chose aisée que de recycler un tel objet.

Mais au-delà du recyclage pur et dur, pourquoi ne pas lui donner une seconde vie ?

Un conteneur peut être restauré et devenir une unité de stockage sédentaire permanente par exemple, mais elle peut aussi être un lieu de travail pour votre activité professionnelle !

L’avantage des conteneurs est qu’ils sont standardisés justement, on peut les souder, les empiler, les aménager, on peut en faire quelque chose de très agréable et de très joli.

Plusieurs pays ont adopté le conteneur pour certaines de leurs structures comme des logements sociaux, on trouve aussi des centres d’accueil pour SDF faits en conteneur, des hôtels, résidences universitaires, mais aussi des maisons de particulier très bien aménagés.

Le maitre mot ici c’est « économie », il revient beaucoup moins cher d’acheter et restaurer un conteneur que de construire un bâtiment !

De plus le conteneur est modulable et une fois bien aménagé, il peut être un lieu de vie très agréable, beaucoup moins cher qu’un bungalow, mobile-home ou bâtiment en dur, c’est pour cela que de nombreux pays commencent à adopter ce produit.

Au final cela évite un recyclage lourd, de la pollution, et cela permet d’avoir des structures de qualité à moindre cout et plus faciles et rapides à monter.

Que devient le conteneur au fond de l’océan ?

Un conteneur au fond de l’océan est quasi irrécupérable quand il atteint des grandes profondeurs, de même que son contenu, dangereux ou non, il est difficile de le remonter à la surface car cela nécessite tout un outillage adapté et compliqué à acheminer et mettre en place, bien que cela soit possible, on laisse souvent les conteneurs au fond de la mer.

Bien entendu, comme nous l’avons déjà dit plus haut, un conteneur au fond de la mer c’est un peu comme un Kinder Surprise, on ne sait pas ce qu’il y a dedans, et c’est bien là le souci, on peut trouver des boites de conserves ou des produits chimiques.

Des scientifiques ont pu observer des conteneurs dans les profondeurs et constater qu’ils servaient de récifs artificiels à la faune et la flore locale. Un point positif certes, si on considère que le contenu n’est pas dangereux, néanmoins ce n’est pas un récif parfait.

En effet, les scientifiques ont pu observer que certaines espèces manquaient à l’appel, une preuve que si la nature sait prendre le positif de ce genre d’objet, elle ne parvient pas totalement à l’intégrer dans son environnement.

L’action la plus efficace à faire dans l’immédiat est de renforcer la sécurité sur les navires pourtant déjà bien établie. Dans tous les cas, les compagnies n’ont aucun interêt à perdre des boites, le seul risque est l’imprévu, mais avec des navires toujours plus grands, le risque s’accroît proportionnellement avec la taille de ceux-ci.

 
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