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Le 20 octobre 2015

L'histoire de l'automobile

L'histoire de l'automobile

Nous avions récemment parlé de l’histoire des camions, mais Logtrans c’est aussi de l’export de véhicule, et nous ne pouvions pas avoir ce blog sans vous parler de l’histoire de l’automobile également. Nous allons vous en parler de manière chronologique, cet article a été élaboré à partir de nombreuses sources que vous pourrez découvrir en bas de l’article.

L’automobile est un mot qui signifie « se mouvoir par lui-même », en gros c’est simplement se passer de tout animal pour pousser un véhicule roulant. Il a donc fallu commencer par chercher une solution à cela.

 

 

 

 

 

Les débuts de l’automobile

L’idée de se passer des chevaux ne date pas d’hier, le tout premier concept automobile est un petit jouet à vapeur élaboré en 1769 par Ferdinand Verbiest. C’est un petit jouet à roue à aubes qui possède une petite bouilloire fixée sur un four et qui avance à la vapeur.

Le fameux jouet

Ce sera en 1769 que le tout premier véhicule sera construit à taille humaine, le Fardier à vapeur de Joseph Cugnot, que nous avions évoqué lorsque nous vous racontions l’histoire des camions.

Ce fardier ne fera pas long feu, ne possédant ni frein, ni direction, avançant à 4km/h pour une autonomie de 15min environ, l’engin se verra vite mis au placard pour une quelconque utilisation militaire comme prévue au départ. L’engin sera plus tard retrouvé par un Lieutenant de Napoléon qui le lui soumettra, mais Napoléon refusera de s’encombrer d’un tel engin.

Le fardier de Cugnot

Dans la même période, un américain du nom d’Olivier Evans, créera des véhicules motorisés amphibies pour la ville de Philadelphie. Il sera l’inventeur à l’origine des machines à vapeur à haute pression. Cependant, l’invention ne prendra pas et Evans mourra sans jamais voir son œuvre reconnue.

Les machines de Evans

L’automobile suit toujours sa route vers l’évolution, et en 1801 un Anglais du nom de Richard Trevithick créera le premier véhicule routier britannique. Un  véhicule à 3 roues, d’une capacité de 9 places marchant à la vapeur qui sera testé dans les rues de Londres. Mais là encore, ça ne prendra pas, les routes ne sont pas adaptées, l’automobile ne parvient pas à convaincre tandis que le chemin de fer, lui, connait un succès fulgurant dans les mentalités et les habitudes des gens.

Vers le milieu du 19ème siècle, les Anglais recommencent à réfléchir à l’automobile, le chemin de fer se développant de mieux en mieux et par la même occasion, les moteurs à vapeur, les britanniques commencent à se dire qu’il serait possible d’envisager des véhicules automobiles. Cependant le gouvernement est encore trop restrictif, la vitesse imposée est de 10km/h et un homme à pied doit précéder le véhicule avec un drapeau rouge…. Autrement dit cela rend l’automobile inutilisable dans son principe de base.

Forcément, si les Britanniques n’arrivent pas à développer l’automobile, les Français en revanche ont envie d’avancer dans le domaine, et surtout, ils ne sont pas soumis aux règles farfelues du gouvernement Anglais.

Quelques moteurs seront donc inventés et mis au point, dont les moteurs à 4 temps d’Alphonse Beau de Rochas. Et en 1873 l’une des première automobile verra le jour sous le nom de « L’obéissante », conçue par Amédée Bollée, cette voiture d’une capacité de 12 places possède un moteur à vapeur et peut avancer jusqu’à 40km/h.

L'obéissante

Le succès sera donc au rendez-vous et il commercialisera encore d’autres véhicules dont la Mancelle en 1878 qui sera considérée comme le 1er véhicule construit en série.

En 1881, Gustave Trouvé présentera la première voiture électrique….vous lisez bien ! 1881 ! Comme quoi ça ne date pas d’hier, et en 2015 on commence à peine à développer la chose.

Cependant, ce sera le moteur à explosion, inventé en 1860 qui remportera la victoire des moteurs, les moteurs à vapeur ou à alcool n’étant pas assez fiables. Une fois ce moteur validé, une véritable révolution va doucement débuter dans nos modes de vies.

On commence à développer les premiers moteurs dès 1673, mais comme nous l’avons dit plus haut, ce ne sera vraiment qu’en 1860 que sera mis au point un moteur fiable.

Il y a eu tellement de recherches sur l’automobile, qu’il est difficile de savoir quelle a été véritablement la première voiture, mais beaucoup s’accordent à dire qu’il s’agirait de la Benz Patent Motorwagen, une trois roues dotée d’un moteur à explosion.

On peut considérer que le fardier de Cugnot est le premier véhicule automobile, et la Benz Patent, la première vraie voiture moderne de par son moteur à explosion. Car Cugnot a développé son véhicule pour un usage purement militaire, alors que Benz l’a élaboré pour les civils et un usage personnel et les véhicules d’Amédée Bollée étaient basés sur un moteur à vapeur.

On peut donc dire que le premier véhicule automobile serait donc cette fameuse Benz, et pourtant il y a aussi une contestation avec Edouard Delamare-Deboutteville, qui lui aussi a élaboré une voiture à explosion antérieurement à Benz, mais malheureusement, Delamare ne parviendra pas à obtenir des résultats fiables, laissant à Benz le loisir de se positionner en premier sur le plan historique.

Le Benz Patent

 

L’automobile entraine avec elle d’autres nouvelles trouvailles

Les véhicules sont très gourmands en carburant, et il faut pouvoir trouver une solution de ravitaillement permettant de faire de longs déplacements.

C’est ainsi que seront créés les premières pompes à essence ! Initialement les gens se procuraient du carburant chez le pharmacien…..vous lisez bien, un pharmacien….

Un jeune Norvégien du nom de Tokhrim, imagine une cuve de stockage d’essence ensevelie située à l’extérieur de son usine reliée par une pompe à eau adaptée au carburant. L’idée lui est venue en parlant du postulat que stocker des liquides inflammables dans une usine qui génère régulièrement des étincelles est quelque chose d’extrêmement risqué.  Son idée fera mouche et un brevet sera déposé en 1901…la première pompe à essence est née !

Deux frères vont eux aussi révolutionner l’automobile, Edouard et André Michelin mettent au point le premier pneumatique en partant d’un bandage pneumatique réalisé par…John Boyd Dunlop….comme quoi tout est lié.

Les frères Michelin

Cette innovation sera une véritable révolution technique, améliorant ainsi la résistance des véhicules face aux routes peu souvent adaptées aux automobiles, mais aussi cela améliore la résistance des suspensions et l’adhérence du véhicule.

En  1895 ils mettront au point un véhicule aux roues démontables baptisé « l’éclair », ces premiers pneus s’useront en 150km et face à ce constat, les deux frères imaginent que dans le futur, tous les véhicules seront équipés de pneus.

L'éclair de Michelin

Au début du 20ème siècle, les véhicules se voulant de plus en plus stables, la population aisée commence à s’offrir ce luxe, mais les constructeurs veulent plus de volume et l’économie d’échelle ne démarre pas encore.

Un autre souci se pose, celui de la sécurité. En effet, les routes sont mal adaptées et rendent la conduite désagréable, la terre ou les pavés sont de véritables casse-gueule pour les voitures, sans compter qu’il est difficile de démarrer la voiture rapidement et que les véhicules n’ont pas de toit encore, donc les intempéries sont une bête noire. Et même si peu de véhicules circulent encore, la signalisation commence à devenir nécessaire.

Pour que les voitures soient encore plus rentables, il faut donc les rendre accessibles au plus grand nombre, et ne plus se limiter à un produit de luxe.

C’est ainsi que les industriels commenceront à se pencher sur le sujet, et de nombreux constructeurs verront le jour comme Armand Peugeot en 1891, Louis Renault en 1898, et bien d’autres qui contribueront à l’amélioration de la mécanique et sa fiabilité.

La France est alors leader dans le secteur, produisant presque 50% des véhicules dans le monde. Un grand nombre de marques verront le jour, passant de 30 marques en 1900 à  155 en 1914, avant bien sûr de rechuter avec les Oligopoles croissants et la loi du marché.

 

La naissance des courses automobiles

Avec l’amélioration de la mécanique automobile, l’idée de faire des compétitions entre constructeurs se fait sentir, et c’est de cela que vont naitre les premières compétitions automobiles.

Au départ, les voitures ne vont pas vite, alors ce seront surtout des courses d’endurance qui seront faites, mais la première vraie course, impliquant la notion de vitesse et de classement sera le Paris Rouen en 1894, organisé par « Le petit journal ». Cette course verra comme participants, les grands noms du milieu, à  travers 7 voitures à vapeurs et 14 à pétroles pour une course de 126km.

Les courses sont pourtant faites sans sécurité, et le premier accident mortel aura lieu en 1898. Le principal avantage de ces courses, c’est que la compétitivité accélère l’innovation, et les constructeurs se mettent en quatre pour pouvoir gagner. De là, beaucoup commencent justement à penser que l’automobile ne doit pas être réservée qu’aux riches, et qu’elle doit être accessible à tout le monde.

Au début du 20ème siècle, les courses comme le Rallye de Monte-Carlo ou les 24 heures du Mans verront le jour.
La compétitivité accentuant l’innovation, les premiers records de vitesse font leur apparition. Le premier reconnu a été de 63 km/h et le dernier…. 1227.985 km/h soit au-delà du mur du son.

Une des première F1 de Ferrari

 

L’automobile suscite la polémique

Au début, même si les gens trouvent que l’idée est assez révolutionnaire, il n’en est pas moins que les gens n’apprécient guère cette machine. Celle-ci est bruyante, fait sursauter, elle sent mauvais, et les riverains n’aiment pas du tout cette machinerie tonitruante qui dérange le calme de leur quartier. Si bien que les automobilistes se feront même caillasser dans la rue par des piétons mécontents….sachant qu’au départ c’est un loisir de gens riches, la voiture est encore moins appréciée par le public.

Les débuts sont donc difficile, et face à de nombreuses plaintes, certaines villes interdiront les voitures, quand d’autres limiterons leur vitesse.

C’est la naissance des premiers panneaux de signalisation modernes qui se standardiseront petit à petit dans le monde à travers le siècle.

Toutes ces polémiques et les premiers incidents qui vont avec comme les premiers tués sur la route ou piétons renversés, verront donc arriver la naissance du permis de conduire et le code de la route.

Le permis de conduire a été donné en 1888 à Carl Benz justement, quand il a demandé à utiliser sa voiture, il a été obligé d’avoir une autorisation officielle.

Evidemment, on est encore loin du permis avec examen, vu que Benz était quelque part le seul à savoir conduire son engin.

Carl Benz

Ce ne sera qu’en 1934 que le test de conduite sera introduit et rendu obligatoire. Toutefois, Léon Serpolet sera le premier à passer un examen de conduite….sur un engin de sa propre conception, et obtiendra 2 ans plus tard la première autorisation de circuler.

Pour l’anecdote, la duchesse d’Uzès est la première femme française à avoir le permis de conduire, et aussi la première personne à avoir une contravention pour excès de vitesse en 1898.

Petit à petit, le permis de conduire change pour devenir un examen de conduite, dans lequel on doit prouver sa capacité de manœuvrer un véhicule dans la circulation. En UE, le dernier pays à se soumettre à l’examen de conduite est la Belgique, auparavant, dans de nombreux pays, le permis était simplement un achat à faire auprès des autorités compétentes.

 

Le code de la route

En France, le code de la route existait bien avant que l’automobile se développe, c’est Napoléon 1er qui le rendit obligatoire en 1804, en commençant par rendre la conduite à droite obligatoire.

Le code évoluera petit à petit et deviendra public en 1921, précédé auparavant de codes privés adoptés par diverses associations d’automobilistes. Le code que l’on connait aujourd’hui (bien qu’amélioré régulièrement) vient en fait d’une ordonnance de 1958.

 

L’automobile a donné naissance à l’Organisation Scientifique du Travail

Frederick Taylor, un économiste américain a inventé le Taylorisme, une méthode aussi baptisée d’Organisation Scientifique du Travail basée sur le principe de la productivité maximale associée à une discipline et une synergie d’équipe sans faille.

Initialement, l’industrie était essentiellement dominée par une main d’œuvre aux comportements individualistes et relativement ancrée sur le passé plutôt que le progrès.

L’idée principale de Taylor est que le travail doit être séparé en tâches distinctes, simples, répétitives et effectuées par du personnel spécialisé. Vulgairement on appelle cela le travail à la chaine.

Henry Ford reprendra cette méthode qu’il renommera le Fordisme, il s’agit d’une méthode quasi identique au Taylorisme ponctuée de quelques nuances comme par exemple l’indexation des salaires sur la progression de l’entreprise pour stimuler le pouvoir d’achat. Ford voulait que ses employés puissent être capable de se payer une voiture de leur propre usine justement, et donc en finir avec la vision luxueuse de la voiture pour la rendre ainsi accessible au grand public et donc créer de l’économie d’échelle (c’est-à-dire baisser les couts de production en créant du volume et par la même occasion le prix du produit pour l’acheteur final). Le modèle qui déclenchera le succès que l’on connait aujourd’hui est la Ford T en 1908. D’ailleurs, le jour où la dix millionième Ford T fut produite, 9 voitures sur 10 étaient des Ford, et ce, sur le plan mondial !

Henry Ford

Ford a donc optimisé le Taylorisme pour le répandre dans la plupart des autres secteurs industriels, tout cela a contribué justement à la révolution industrielle qui nous a conduits à terme, à cette fameuse mondialisation dans laquelle nous baignons, avec plus ou moins d’inconvénients aujourd’hui. En effet, le Fordisme, ou Taylorisme, s’est quand même passé de mode à la longue, le travail à la chaine est répétitif, peu évolutif et motivant, les gens veulent plus de responsabilités, de challenges, de reconnaissance.

Une usine Ford

Ce rejet du travail à la chaine, couplé à l’arrivée des syndicats, des protections salariales etc… a forcé les industries à s’externaliser dans des pays sous-développés, justement moins regardant sur le travail qu’on leur donne.

On voit donc que le Fordisme a ses limites, car dès que les gens atteignent un certain pouvoir d’achat, ils ne veulent plus d’un travail répétitif et pénible, c’est pour cela que les usines se délocalisent, pour aller dans des pays ou la main d’œuvre n’a aucun pouvoir d’achat et est prête à travailler à la chaine sans revendiquer quoique ce soit…. Pourtant ce modèle va peu à peu s’essouffler ailleurs, on le constate avec la Chine par exemple, et de nouveaux modèles de production voient le jour, mais ça, c’est une autre histoire.

Une Ford T

 

La voiture se démocratise de plus en plus

Suite au Fordisme, comme nous le disions plus haut, les économies d’échelles permettent aux plus grand nombre d’acheter des voitures, et c’est toute l’économie d’un secteur qui se met en place.

Des sociétés se créent dans divers domaines comme les infrastructures routières, le carburant, les accessoires ainsi que divers sous-traitants pour les composants automobiles. Les taxis feront très vite leur apparition, et s’illustreront d’ailleurs durant la première guerre avec les Taxis de la Marne. Quant aux militaires, s’ils ont refusé à l’époque le Fardier de Cugnot, à présent les grands constructeurs œuvrent la plupart pour l’armée en confectionnant divers véhicules, tanks, camions, voitures armées.

Les taxis de la Marne

Apres la première guerre, les constructeurs Européens peinent à remonter la pente, et c’est de ce contexte que sera réellement mis en place le Fordisme sur le vieux continent. C’est ainsi que André Citroën développera sa marque sur ce modèle, il a d’ailleurs rencontré Henry Ford pour en apprendre plus sur sa méthode de production.

C’est à partir de là qu’Andre Citroën et d’autres comme Mercedes et Benz (qui fusionneront en 1926 sous la marque que l’on connait aujourd’hui) vont évoluer vers cette fameuse démocratisation de la voiture. C’est d’ailleurs durant les années folles que les plus beaux modèles seront construits, de là se distingueront les véhicules de luxe, et ceux plus classiques pour le grand public.

Les infrastructures routières se développent, les véhicules deviennent de plus en plus fiables, et malgré le crash boursier de 1929 qui mettra tout de même à mal l’industrie, celle-ci rebondira en évitant justement de baisser les bras et en visant l’innovation et la clientèle encore réticente à engager des frais pour une voiture.

C’est justement de là que partira cette grande course à l’innovation, qui n’a pas cessé d’ailleurs, et la traction avant fera son arrivée fracassante sur le marché, alors qu’elle n’intéressait pas les constructeurs auparavant. Plusieurs constructeurs commenceront justement à s’y intéresser, encouragés par cette course à la nouveauté.  On verra aussi l’arrivée de la carrosserie monocoque, véritable révolution pour l’époque initiée par Vincenzo Lancia, de la marque du même nom.

La seconde guerre marquera une « pause » dans l’industrie, pour des raisons équivoques, mais bien que la production soit extrêmement ralentie, la R&D ne cesse pas pour autant et les boites automatiques ou encore les suspensions hydrauliques feront leur apparition. Cependant, les marques Européennes, fortement touchées par la guerre, se feront damer le pion par les industries américaines durant un certain temps.

L’après-guerre verra aussi le renouveau des courses automobiles et l’arrivée de légendes comme Ferrari (auparavant chez Alfa Romeo) ou Porsche. S’en suivra alors les débuts de la Formule 1, la création de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) et par la même occasion, certaines innovations élaborée pour la compétition verront le jour sur les véhicule de tourisme comme les carrosseries plus légères (en fibre de verre par exemple), les directions assistées, les freins à disques etc….

Enzo Ferrari

Petit à petit d’autres pays créeront leurs marques automobiles, et de nombreuses filiales seront créées à travers diverses nations, internationalisant plus que jamais l’industrie automobile et faisant avancer toujours plus vite les innovations alliées au design, on ne réserve plus les belles courbes de carrosseries aux plus riches, on les propose à tout le monde.

Le développement est tel, que l’on commence à parler de dépendance automobile, les gens pouvant accéder facilement au produit, de moins en moins utilisent les transports ou la marche à pied, c’est le début de la surconsommation et donc malheureusement, de la pollution que l’on connait actuellement. C’est avant tout une question culturelle, les gens voient en la voiture un phénomène de liberté qu’ils n’ont pas dans un transport en commun, et la marche à pied implique un effort qu’ils ne sont plus enclin à effectuer. De plus, l’automobile devient un symbole d’aisance financière et elle devient un critère d’accessibilité à l’emploi, encore aujourd’hui d’ailleurs.

La crise de 1956 avec la flambée du prix du pétrole ne freinera pas pour autant l’engouement pour le produit, mais elle poussera les constructeurs à chercher à innover sur la consommation de carburant, chose jamais pensée auparavant. C’est ainsi que les petites voitures feront leur apparition, comme la Mini de Austin.

La crise sera l’élément déclencheur de l’Oligopole que nous connaissons aujourd’hui, de nombreux constructeurs fermeront, ne pouvant tenir la cadence de l’innovation, les plus costauds parviendront à convaincre malgré la crise et prendront les parts de marché aux plus lents. Ainsi, nombreux seront les constructeurs qui mettront la clé sous la porte ou qui se feront racheter (ou fusionneront) avec d’autres constructeurs. Peugeot rachètera Citroën en 1968, Volkswagen prendra Audi, Seat et Skoda, Fiat prendra le contrôle d’Alfa Romeo, Ferrari et Lancia et de nombreuses autres fusions-acquisitions feront leur apparition.

 

Changement des mentalités et évolution du marché

Comme nous l’avons mentionné précédemment, la dépendance automobile fait son apparition avec les problèmes que l’on connait actuellement, et un autre problème lié à cette surconsommation automobile prendra de l’ampleur au point de devenir une quasi-priorité : la sécurité.

Les accidents deviennent de plus en plus nombreux et souvent mortels, si bien que l’automobile commence à devenir mal vue par certains (alors que ce sont plutôt les conducteurs qui sont à blâmer si l’on cherche bien), de ce fait les constructeurs commencent à chercher à optimiser la sécurité de leurs véhicules avec l’arrivée, notamment, de la ceinture de sécurité.

Le choc pétrolier de 1979 fera beaucoup de tort à l’industrie, qui tentera de faire comme durant la crise des années 50, c’est-à-dire produire de petits véhicules avec des designs moins « spectaculaires », c’est là que naitront les modèles les plus connus de la fin du XXème siècle comme la 205, la Golf etc… des modèles appelés bicorps, courants de nos jours, qui n’ont plus le coffre séparé de l’habitacle. Cette crise soulèvera encore une fois le problème de la consommation, mais sa gravité, sans précédent dans l’histoire, poussera les constructeurs à innover directement sur les rouages de leurs motorisations et c’est à partir de là que l’on verra le Diesel se répandre sur les modèles (alors que la motorisation Diesel existe depuis belle lurette), ainsi que l’électronique embarquée qui ne cessera pas d’évoluer jusqu’à ce jour.

La Polo

Aujourd’hui, les mœurs ont changés, la consommation et la sécurité deviennent des critères allant au-delà des diverses options. Les clients veulent de la fiabilité, quelque chose qui s’est quelque peu perdu avec le trop plein d’électronique, vite produites mais mal testée, qui rebutent de plus en plus de gens. Il n’est d’ailleurs pas rare que les pannes deviennent plus liées à l’électronique que la mécanique (combien de « capteurs » provoquent des pannes sur certains modèles…).

C’est en partant de ce postulat que le low-cost fera aussi son apparition, initialement dédié aux nouveaux pays émergents, la Dacia Logan, un modèle simple, avec très peu d’électronique (pas de climatisation, pas de vitres électriques etc…) va connaitre un succès foudroyant, qui prendra par surprise tout le secteur, au point tel, que d’autres constructeurs commenceront à se diriger vers ce type de modèle, démocratisant la voiture sur un palier supplémentaire encore jamais connu.

Initialement dédiées aux pays émergents, tels que Roumanie, Maroc etc….. Les ventes se propageront également dans les pays riches, révélant quelque chose que n’avaient pas vue les constructeurs (alors que c’était pourtant évident), les gens ont moins de budget à consacrer à leur voiture !

La Dacia Logan

C’est pourtant logique lorsqu’on y pense, avec la crise actuelle, les gens consacre plus de budget dans un logement, et leur famille, qu’un véhicule, les gens n’ont plus les sommes nécessaires pour les véhicules actuels, sachant que leurs prix restent encore élevés si l’on prend quelques options. Et avec la recrudescence des surendettements liés à la crise, les gens ne veulent plus faire de lourds crédits, hormis pour l’immobilier.

C’est là que l’on constate que les constructeurs, obnubilés par le progrès technologique pour se concurrencer entre eux, ont oublié de penser au grand public, préférant sortir des modèles bardés de gadgets électroniques à des prix mirobolants dans le contexte actuel. Et c’est lorsque la Dacia Logan est sortie que l’industrie a ouvert les yeux.

Aujourd’hui la structure du marché a changé, et il faut allier un prix abordable, des options de séries acceptables, une sécurité optimale, une consommation faible, un minimum de puissance et malgré tout un design moderne.

Auparavant, on prenait une voiture avec un modèle de série basique, auquel on ajoute des options diverses et variées que l’on ajuste selon son budget et ses besoins. Aujourd’hui on a bien sûr, toujours ce modèle d’options ajustables, mais les constructeurs proposent en sus la personnalisation des véhicules (exemple avec Citroën Picasso, entièrement modulable à son gout lors de l’achat), il n’est plus rare de croiser un véhicule avec un toit orange, des rétroviseurs vert-pomme, des roues roses etc…. tout est permis, pour le meilleur et pour le pire.

Les véhicules personnalisés comme la C3 Picasso

D’autres constructeurs ont également fait un système de pack, c’est-à-dire plus d’options, des packs comme avec Hyundai qui va par exemple proposer ses véhicules en 3 ou 4 packs d’options uniquement.

Enfin, maintenant le consommateur veut un produit fiable, les gens n’ont plus d’argent à mettre dans des réparations multiples, et les constructeurs asiatiques ont pris un temps d’avance sur les constructeurs Européens, en proposant des garanties très longue durée et des véhicules techniquement très fiables. Bien que les Européens ont pu rattraper leurs lacunes, ils ont encore du mal à rattraper l’avance des asiatiques.

N’oublions pas de parler du gros changement de mentalité sur les transports en commun, pour lesquels des métiers comme les taxis évoluent un peu par obligation avec l’arrivée des auto-partages, des vélos en libre-service, les voitures en libre-service (Autolib’) et les chauffeurs comme Uber.

 

Le futur de l’automobile

Admettons-le, on est encore loin des voitures volantes des films science-fiction (bien que des modèles aient été mis au point), mais force est de constater que l’évolution technologique a été fulgurante !

Aujourd’hui, en 2015, un véhicule possède l’allumage des feux automatique, il corrige votre trajectoire, il fait lui-même les créneaux, il est équipé de divers capteurs et caméras pour vous indiquer en temps réel ce qui se passe autour de vous, un ordinateur de bord intégré vous permet de vous connecter à Internet et connaitre l’état du trafic avec le GPS, les essuies glaces sont automatiques, le freinage est assisté, etc..

La voiture est devenue un véritable ordinateur mobile, quand on sait que nos smartphones contiennent à peu près tout le contenu des appareils que nous possédions dans notre foyer dans les années 80-90, et plus de technologie embarquée que ce qui nous a permis d’envoyer des hommes sur la Lune, inutile de vous dire que nos véhicules deviennent de plus en plus complexes.

On peut sans doute voir ce trop-plein de gadgets d’un mauvais œil, il est vrai, par exemple, que les garagistes perdent beaucoup en tâches manuelles (le véhicule lui dit automatiquement sa panne à l’aide d’un boitier spécial), il est facile d’après les spécialistes de pirater un véhicule également, et on ne parle pas des pannes électroniques qui peuvent créer des accidents (bien que extrêmement rares).

C’est justement cette recrudescence de gadgets électroniques, faisant gonfler les prix, qui poussent justement les consommateurs vers du Low Cost alors qu’ils n’étaient pas la clientèle visée au départ, bon nombre de gens qui ont pris une Dacia par exemple, l’ont prise avant tout pour sa simplicité assurant sa fiabilité, un constat avéré et d’ailleurs reconnu par la profession.

Mais dans l’avenir, avec la crise pétrolière, et le tarissement des ressources d’énergies fossiles couplé à l’émergence de géants comme la Chine ou l’Inde, il faudra changer tous nos modes de consommations, et l’industrie automobile l’a bien compris. Le tout électrique est l’avenir du secteur et les constructeurs commencent, en douceur, à amener l’électrique dans nos foyers. Ce qui est amusant en soi, c’est de savoir que la voiture électrique existe depuis le début de l’automobile, mais personne n’y croyait au début, préférant l’énergie fossile bien plus rentable pour l’industrie pétrolière, il ne faut pas se leurrer.

Toyota a été le premier à se lancer véritablement dans la course avec sa Prius, modèle hybride qui a fait grand bruit, au départ un peu moqué, son succès a poussé non seulement la firme à produire d’autres hybrides, mais les concurrents s’y sont mis également.

La Toyota Prius

Les règlementations environnementales se faisant de plus en plus présentes, il a donc fallu faire vite, et l’hybride rentrant de mieux en mieux sur le marché, c’est au tour du tout électrique de faire son entrée, à travers des prototypes qui aujourd’hui sont mis en vente sur le marché.

On peut citer entre autre, la Renault ZOE par exemple, ou encore la Twizzy, sorte de compromis entre voiture et moto, tout électrique et réservé à la ville (pour l’instant utilisé beaucoup par des entreprises pour faire de la pub).

La Zoe

Mais si au début les voitures électriques étaient faiblardes en puissance avec peu d’autonomie, des sportives assez impressionnantes ont vu le jour, dont la première fut la Venturi Fetish (Venturi est une marque spécialisée dans les voitures de sport) suivie de près par la Tesla Roadster.

La Roadster

En parlant justement de Tesla, il s’agit justement d’un des nouveaux acteurs du marché qui sont nés de cette arrivée du tout électrique. Créée en 2003 par 5 membres fondateurs dont les plus connus sont Elorn Musk et Ian Wright, la firme s’est spécialisée dans le tout électrique en proposant des modèles performants autant sur l’autonomie que la puissance.

La marque s’est faite connaitre avec son fameux Roadster, vendu uniquement sur Internet, sur le marché américain, elle a suscité l’intérêt de nombreuses personnes dont des célébrités comme le Prince Albert. Les véhicules étaient vendus en série limitée, mais peu à peu, les nouveaux modèles se font plus accessibles et plus fabriqués en édition limitées.

Il est à souligner que l’entreprise a rendu ses brevets accessibles, et elle s’est diversifiée dans la création de batteries pour les habitations et les entreprises.

Tesla, bien que déficitaire actuellement, résiste et possède de nombreux avantages sur ses concurrents, en effet, les autres constructeurs fournissent des modèles très restrictifs et couteux. Souvent il faut payer la mise en place de la prise à domicile, ainsi que la location de la batterie, ce qui devient relativement couteux et réservé à une certaine clientèle.

La modèle S

Tesla en revanche propose des modèles rechargeables gratuitement à l’aide de bornes équipées de panneaux solaires dont le temps de charge est hyper rapide, la batterie n’est pas louée mais est garantie, et le prix d’achat, bien qu’encore élevé pour certains, reste malgré tout plus bas qu’on ne le pense. Les véhicules sont aussi bien équipés que leurs concurrents et on parle même de futurs véhicules avec pilotage automatique. Notons aussi que Tesla a commencé à collaborer avec d’autres constructeurs sur leurs futurs modèles électriques comme Mercedes-Benz ou encore Toyota.

Outre les voitures électriques, il y a encore plus impressionnant, les voitures sans pilote. Un des plus connus reste Google et sa fameuse Google car. Initialement Google a conçu un système de pilotage automatique qu’il a mis en place sur huit véhicules (6 Toyota Prius, 1 Lexus RX-450H et 1 Audi TT). Le test fut concluant, les véhicules ayant parcouru 800 000km sur la Californie, sans subir aucun accident. De cela, découlera la future voiture Google, entièrement conçue par la compagnie.

Le systeme embarqué de Google sur une Prius

Le véhicule est équipé d’un Lidar (un capteur rotatif posé sur le toit), un GPS, une caméra, plusieurs radars et des capteurs sur les roues motrices. Le véhicule réagit en fonction de son environnement et reconnait donc la signalisation, anticipe la circulation à l’aide de ses capteurs et son GPS, et il peut éviter les obstacles

Le système a néanmoins quelques limitations : les véhicules ne sont pas capables de réagir face à des feux de signalisations temporaires lorsqu’il y a des travaux sur la route par exemple. Les capteurs du véhicule sont également sensibles à des objets non dangereux, en effet, le véhicule ne fait pas la différence entre un morceau de papier et un piéton, du coup celui-ci va freiner inutilement. Le système ne peut pas encore reconnaitre les nids-de-poule et ne reconnait pas non plus un agent de police qui fait la circulation, et ne peut donc pas répondre à ses ordres. Enfin les véhicules n’ont pas encore été testés dans des conditions météorologiques telles que la neige ou la très forte pluie, on ne sait donc pas encore comment réagit le système face à cela. Google a annoncé que tout serait corrigé d’ici à 2020.

Quoiqu’il en soit, Google est l’un des pionniers du système et on ne peut que leur faire confiance, sachant que les accidents dans lesquels ont été impliquées leurs voitures ont tous étés dus à des évènements non liés au système de pilotage mais à l’erreur humaine.

Prototype de Google Car

Bien entendu, nous sommes encore loin des voitures volantes de Retour vers le Futur ou du 5ème élément, mais si l’on enlevé le côté « volant », la réalité est proche de la fiction dans beaucoup de domaines et même si tout est encore en cours de rodage et de test, la future automobile que l’on verra dans le futur sera 100% propre et complètement autonome, réduisant ainsi les émissions de CO2, ainsi que la mortalité routière.

Lorsque l’on regarde en arrière, nous avons fait un sacré progrès depuis les carrosses à chevaux, et si l’évolution pour se passer du cheval a mis plusieurs siècles à venir, une fois la révolution lancée, celle-ci a progressé de manière fulgurante pour en venir aujourd’hui à des futures voitures autonomes et connectée au monde, et l’industrie n’est pas prête de s’arrêter de fonctionner, avec l’arrivée en force des pays émergents comme la Chine et l’Inde, l’augmentation de la demande Russe et Sud-Américaine sans oublier l’Afrique qui, bien que lentement, se développe de plus en plus, le nombre de véhicule n’est pas prêt de baisser et c’est pour cela qu’il faut absolument que les voitures électriques se démocratisent et rentre dans les mœurs afin d’éviter de sombrer dans une crise sans précédent avec le tarissement des énergies fossiles qui est en train de modifier, déjà actuellement, la géopolitique mondiale.

 
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